![]() |
|

HISTOIRE DE LA FIRME
CAMIONS INCENDIE PIERREVILLE LIMITEE
(1968-1985)
TRADUIRE
PAR MICHEL BEAUREGARD
Comme
noté dans l'histoire des matériels Thibault, la
société des
Véhicules Incendie Pierreville a été
créée en raison de dissensions parmi les
membres de la famille Thibault. En 1968, cinq des neuf fils de Pierre
Thibault
(René, Julien, Marion, Charles-Étienne et Yvon) n'ont pas
été d'accord avec la
décision de vendre la Pierre Thibault Limitée à
des intérêts extérieurs et ont
décidé d’agir d’eux-mêmes. La société
a été initialement nommée Véhicules
Incendie Thibault, mais a été changée en
Véhicules Incendie Pierreville du nom
de la ville où l’usine de Pierre Thibault était
installée. Un site industriel
moderne de 21.000 pieds carrés a été rapidement
ouvert tout près à
Saint-François-du-Lac. René a été
nommé président, Marion est devenu
vice-président chargé du commercial et des ventes, Yvon
était responsable des
ventes au Québec et Charles-Étienne et Julien ont
dirigé la production et
l'ingénierie. En 1974, les actions de Julien ont
été achetées par les autres
frères.
L'affaire
a rapidement été florissante et est vite devenue un des
plus grands fabricants de véhicules incendie au Canada. La
société a à
l'origine commencée par la fabrication de camions-pompe et de
camions-citerne
mais s'est bientôt intéressée aux matériels
d’intervention en élévation. La
première échelle aérienne a été
livrée en 1972 et quelques années plus tard, un
accord a été conclu pour être la distributrice
Canadienne pour LTI. (Ladder
Tower Incorporated). Dans
la dernière partie de la décennie, la
société a développé sa propre gamme de
nacelles télescopiques. La société
Pierreville a aussi obtenu les droits exclusifs pour distribuer les
pompes
Waterous au Canada et les a utilisées sur tous ses
matériels équipés de pompes.
En
1979, l’ancienne société du père a
été déclarée en faillite et
René a été envoyé pour racheter les actifs
et les rendre à la famille.
Cependant, René a en réalité acheté la
société pour lui et l'a repris sous le
nom de Camions Pierre Thibault Inc. Tant lui que ses fils furent alors
rapidement exclus de la société Pierreville. Cela a
mené à la situation
inhabituelle de frères rivaux dirigeants des deux plus
importantes entreprises
de construction de véhicules incendie du Canada et
installées dans la même
petite ville. Sans surprise, cette situation a créé
beaucoup d'amertume dans la
famille. Avant 1980, Pierreville était le plus grand fabricant
de camions
incendie au Canada en termes d'unités vendues. Plusieurs
extensions du site au
cours des ans avaient portées celui-ci à une surface de
132.000 pieds carrés.
Pierreville a employé environ 150 commerciaux qualifiés
et réalisé 8 millions
de $ de ventes en 1984. Tandis que la société a
utilisé les pompes Waterous,
elle a fabriqué ses propres échelles aériennes et
des nacelles télescopiques.
Elle a vendu des camions à travers tout le pays et a
commencé une expansion
agressive sur le marché américain dans les
premières années quatre-vingt. Au
Canada, les villes de Toronto, Vancouver, Calgary et Edmonton
étaient les
clients principaux. Au sud de la frontière, un
camion-échelle a été livré à San
Diego, un certain nombre de camions-pompe a été construit
pour des villes dans
la région de Chicago et il y avait des commandes en portefeuille
pour San
Francisco et Detroit quand l'affaire a cessé. Pierreville a
aussi construit six
camions-échelle pour la Marine américaine. Quatre parcs
d'échelles aériennes
ont été aussi fournis à Fulton et Wylie au Royaume
Uni pour les faire monter
sur des châssis britanniques. Tous furent en service à la
Brigade de pompiers
de Strathclyde en Ecosse jusqu'en 1992.
Malgré
tout cela, la récession du début des années 80 et
des
luttes commerciales avec des concurrents ont forcé Pierreville
à se déclarer la
faillite en 1985. Pierre Thibault a récupéré la
plupart des actifs de la
société et a embauché certains des
salariés. Yvon et Marion, avec leurs fils
Michel et Jean, créèrent la société des
Camions Incendie Phoenix en 1985 - le
logo de cette société était tout à fait
semblable au logo Pierreville. Phoenix
a assumé quelques-unes des commandes de Pierreville et a
construit des camions
incendie pour un certain nombre de municipalités, principalement
au Canada
Oriental, jusqu'à sa cession en 1992.
Chez
Pierreville les numéros de série consistent en nombre
séquentiel placé après les initiales de la
société (PFT pour Pierreville Fire
Trucks). Par exemple, "PFT-955" serait le camion numéro 955
construit
par la société. Cependant, les éléments
découverts dans des archives de société
indiquent que des numéros ont été aussi
assignés à des propositions
commerciales qui n'ont pas été réalisées et
sont donc attribués à des véhicules
jamais construits. Par conséquent, les numéros des
véhicules construits ne
peuvent pas être dans l'ordre. Pendant quelques premières
années, l’appellation
de "PFT" était en réalité "CIPL", ce qui veut
probablement
correspondre à Camions Incendie Pierreville Limitée. Au
moment où Pierreville a
cessé ses activités, les numéros
séquentiels étaient aux environs de 1300.
Toutes
les informations supplémentaires qui pourraient nous être
fournies, relativement aux systèmes de numérotation des
séries des productions
Pierreville, leurs fonctionnements et leurs applications seraient
grandement
appréciées.
UN
MOT SUR NOS SOURCES
Comme pour les matériels Thibault,
celles-ci dépendent principalement de l'observation des camions, enregistrée individuellement quand ils
ont
été vus occasionnellement.. Beaucoup d’informations sur
les camions les plus
anciens (PFT-1000 et avant) ont été recueillies
auprès des Archives du Musée
Canadien de la science et de la technologie à Ottawa - Canada
Science & Technology Museum. De nombreux camions Pierreville
(particulièrement
les plus anciens) ne sont pas répertoriés car les
informations attachées aux
numéros de série sont indisponibles.
SOURCES
HISTORIQUES
Baird, Donal. A
Canadian History of Fire Engines.
St. Catharines,
Ontario: Vanwell Publishing, 2001.
Dubbert, Bob, Shane MacKichan and Joel Gebet. Encyclopedia of
Canadian Fire
Apparatus. Hudson, WI: Iconografix, 2004.
Divers
articles de revues, documents d’archives et documents de l’histoire
familiale.